🚹 SantĂ© mentale des jeunes : stop aux effets d’annonce !

🚹 SantĂ© mentale des jeunes : stop aux effets d’annonce !

Suite aux annonces de Mme Rist du 2 juin 2026 concernant la prise en charge des urgences de santĂ© mentale des jeunes scolarisĂ©s, le SNMSU-UNSA Education tient Ă  apporter des prĂ©cisions indispensables Ă  destination des usagers du systĂšme de soins et des parents d’élĂšves.

Si le SNMSU-UNSA Education partage pleinement le constat d’urgence, il s’insurge contre l’insuffisance des mesures prĂ©sentĂ©es.

Le SNMSU-UNSA Education alerte depuis des annĂ©es sur la dĂ©gradation des indicateurs de santĂ© mentale des enfants et des adolescents et il aura fallu attendre 2025 et le choix d’ériger la santĂ© mentale en grande cause nationale pour que ses alertes trouvent enfin un Ă©cho, encore bien faible de surcroĂźt.

Annoncer aujourd’hui que tous les Ă©lĂšves en souffrance psychique obtiendront un rendez-vous spĂ©cialisĂ© en 48 heures est une incantation, pour ne pas dire un leurre, et ne constitue en aucun cas une mesure susceptible de traiter efficacement le problĂšme.

Écrire qu’une meilleure organisation des personnels soignants associĂ©e Ă  un Ă©largissement des plages horaires des services de soins suffira Ă  rĂ©pondre aux besoins des enfants et des adolescents laisse entendre que les personnels de santĂ© de l’éducation nationale et hors Ă©ducation nationale sont responsables de la non prise en charge de ceux-ci, ce qui est honteux !

DĂ©crĂ©ter un coupe-file, qui n’est pas une notion mĂ©dicale, sans tenir compte des rĂ©alitĂ©s de terrain, entretient les usagers du systĂšme de soins et les parents d’élĂšves dans l’illusion.

Proposer que tout enfant et adolescent en crise suicidaire ou en danger vital puisse accĂ©der aux urgences ne fait que rappeler le fonctionnement normal thĂ©orique, rendu toujours plus difficile par la pĂ©nurie de mĂ©decins et la fermeture de lits. 

Avec moins de 500 pĂ©dopsychiatres et environ le mĂȘme nombre de mĂ©decins scolaires sur l’ensemble du territoire national, dont environ la moitiĂ© avoisinent les 60 ans, il est parfaitement clair que les moyens ne sont pas du tout Ă  la hauteur des enjeux de santĂ© publique et que l’on se trouve face un effet d’annonce !

Le SNMSU-UNSA Education, lui, continue de lutter concrĂštement pour la mise en place d’une vĂ©ritable politique de santĂ© des enfants et des adolescents Ă  l’école.