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  • Alerte du SNMSU sur le décret VSS lors du CSE du 01/10/2026

    Alerte du SNMSU sur le décret VSS lors du CSE du 01/10/2026

    Alerte du SNMSU sur le décret contre les violences sexistes et sexuelles lors du Conseil supérieur de l’éducation du 1er octobre 2026

    Si l’initiative est bien évidemment louable, l’action du Ministre Geffray nous semble fragile et précipitée. Les moyens, comme à l’accoutumée, sont inexistants et le risque d’ajouter du traumatisme au traumatisme des victimes en les encourageant à libérer leur parole sans être en mesure de leur apporter une réponse à la hauteur de leurs besoins et de leurs attentes nous inquiète grandement, comme il inquiète tous les professionnels du soin et de la protection de l’enfance.

    Vous trouverez ci-dessous la transcription complète de l’intervention du porte-parole du SNMSU, invité en tant qu’expert médical, lors du CSE du 1er octobre. Cette intervention a été parfaitement ignorée et n’a pas permis, malheureusement, de changer une seule virgule du projet de décret publié officiellement le 15 octobre dernier. Encore un bel exemple de respect des médecins de l’Éducation nationale et de démocratie participative !!!

    Nous vous invitons à la plus grande prudence dans votre implication dans le dispositif, notamment en ce qui concerne l’entretien post questionnaire qui pourrait poser des problèmes par rapport à nos règles d’exercice.

    Bonjour à toutes et tous et merci pour l’invitation !

    Je m’exprime aujourd’hui en tant que médecin expert du sujet et représentant des médecins de l’EN également experts du sujet.

    Je vous dis sans préambule que nous sommes très inquiets tant sur la forme que sur le fond. Je vais insister sur le fond. Le questionnaire VSS comporte le risque d’ajouter du traumatisme au traumatisme. Le questionnaire VSS comporte un risque potentiel de surtraumatisme pour les victimes.

    Questionnaire VSS ? Questionnaire : moyen simple (simpliste) d’envisager un problème complexe. VSS : violences sexistes, violences sexuelles… Quand on regarde le décret, on y ajoute harcèlement et tout type de violence. A tout mélanger, on ne résout rien. Il y a là un problème de méthode et quand la méthode est mauvaise, les résultats sont mauvais. Il n’y a pas de miracle.

    Les violences sexuelles sont un fléau de notre société. Il s’agit de viols, d’incestes, de crimes. Faut-il cacher cette réalité tragique sous un acronyme, anonyme, fourre-tout, impropre ?

    Non !!! La société doit faire son examen de conscience et agir. La protection de l’enfance est l’affaire de tous.

    Je remercie M. le Ministre Geffray de mettre l’EN, de nous mettre, au cœur des débats et du combat. Je souligne le travail du Ministre qui lui ne semble pas accorder beaucoup de considération au nôtre. Je le regrette d’autant plus que s’il s’était appuyé sur l’expertise de ses médecins, on discuterait aujourd’hui d’un projet beaucoup plus abouti.

    Or, ce qui se prépare, je le répète, est potentiellement dangereux. Le dispositif expose les victimes au risque de surtraumatisme.

    Je m’explique à partir des deux piliers (avec beaucoup de guillemets) du dispositif : le questionnaire et l’entretien.

    Le questionnaire tout d’abord.

    Premier point : il n’a pas été validé scientifiquement. On peut donc légitimement douter de la fiabilité du recueil et de l’analyse des données.

    Deuxième point : peut-il réellement libérer la parole ? Pensons-nous sérieusement que l’on peut décréter qu’une victime de viol ou d’inceste parle tel jour, à telle heure, en tel lieu, en remplissant des croix sur un questionnaire papier ? Répondre oui montrerait qu’on connaît mal le sujet et la psychologie des victimes.

    Troisième point, le plus important. La question centrale, celle qui doit nous hanter, est l’après. Car il n’y aurait rien de plus terrible que de libérer la parole d’une victime sans pouvoir lui apporter immédiatement une réponse à la hauteur de ses attentes et de ses besoins. Cela ajouterait du traumatisme au traumatisme. Cela créerait du surtraumatisme. Est-on réellement en capacité de gérer les révélations de violences sexuelles ? Nous connaissons tous l’état de la protection de l’enfance, des services de soins (avec une pénurie dans les secteurs de la pédopsychiatrie et de la santé scolaire), des services de police et de justice. Nous ne sommes pas là pour recueillir des statistiques mais bien pour aider les victimes. Nous ne sommes pas là pour sacrifier l’humain. Libérer la parole sans apporter une véritable réponse immédiate ne se conçoit pas.

    J’en viens à l’entretien. Que va-t-on faire avec cet entretien : faire revivre à la victime le traumatisme ? Lui donner l’impression de remettre sa parole en doute au risque qu’elle se referme et s’enferme dans sa condition de victime ?

    Non, toute révélation doit entraîner un SAJ. La victime sera interrogée plusieurs fois au cours de l’instruction qui suivra. Ce sera autant d’expériences pénibles et douloureuses. Faut-il lui en infliger une autre ? Cela va à l’encontre des recommandations et des bonnes pratiques. On ne fait pas répéter une victime qui vient de faire une révélation.

    Il faut aborder aussi la question de la qualification juridique de l’entretien. Il y a plusieurs dispositions réglementaires dans le décret concernant le recueil, le traitement et la conservation des données à caractère personnel mais rien sur l’entretien dont je rappelle qu’il est censé être mené par des personnels exerçant une profession réglementée. Cela pose un problème de droit sur lequel le Conseil d’Etat va devoir se prononcer. Il faut que cet entretien soit parfaitement encadré sur le plan juridique. On ne peut pas pousser des professionnels de santé à se mettre à la faute et à agir contrairement à leurs règles professionnelles et déontologiques !

    En conclusion, nous dirions un oui sans réserve à un véritable plan de lutte contre les VS faites aux enfants et aux adolescents, oui à un plan structuré, cohérent et avec les moyens ! Mais ce n’est pas le cas !

    Nous ne pouvons que dire non à une action insuffisamment préparée, contrainte par le calendrier électoral et potentiellement génératrice de surtraumatisme !

    Mais les médecins du SNMSU-UE ne disent jamais non sans faire de propositions. Nous en faisons régulièrement au ministère sans être entendus, nous en faisons et en ferons encore sur ce sujet en priant pour être cette fois écoutés.

  • Quand les mots blessent, excluent ou divisent, comment agir en tant que professionnel de l’Éducation ?

    Quand les mots blessent, excluent ou divisent, comment agir en tant que professionnel de l’Éducation ?

    🚨 Face aux discriminations, aux discours de haine, aux théories complotistes ou aux tensions identitaires, nous avons besoin d’outils, de repères et de ressources concrètes.

    L’UNSA Éducation organise un webinaire sur le sujet avec le Mémorial de la Shoah le mercredi 24 juin de 17h30 à 19h.

    🎙️ Hubert Strouk et Iannis Roder présenteront les nombreuses ressources pédagogiques disponibles pour accompagner les personnels confrontés à ces situations parfois difficiles sur le terrain.

    Au-delà des outils, ce rendez-vous est aussi l’occasion de réaffirmer une conviction forte : l’éducation, le dialogue, l’esprit critique et la compréhension de la complexité sont nos meilleurs remparts contre toutes les formes de discrimination.

    🤝 Le SNMSU-UNSA Éducation soutient pleinement cette initiative qui contribue à renforcer les capacités d’action de l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale.

    📅 N’hésitez pas à vous inscrire et à relayer largement cette initiative autour de vous (inscription réservée aux adhérents d’un syndicat de l’UNSA Éducation)!

    Lien d’inscription ici.

  • 🚨 Santé mentale des jeunes : stop aux effets d’annonce !

    🚨 Santé mentale des jeunes : stop aux effets d’annonce !

    Suite aux annonces de Mme Rist du 2 juin 2026 concernant la prise en charge des urgences de santé mentale des jeunes scolarisés, le SNMSU-UNSA Education tient à apporter des précisions indispensables à destination des usagers du système de soins et des parents d’élèves.

    Si le SNMSU-UNSA Education partage pleinement le constat d’urgence, il s’insurge contre l’insuffisance des mesures présentées.

    Le SNMSU-UNSA Education alerte depuis des années sur la dégradation des indicateurs de santé mentale des enfants et des adolescents et il aura fallu attendre 2025 et le choix d’ériger la santé mentale en grande cause nationale pour que ses alertes trouvent enfin un écho, encore bien faible de surcroît.

    Annoncer aujourd’hui que tous les élèves en souffrance psychique obtiendront un rendez-vous spécialisé en 48 heures est une incantation, pour ne pas dire un leurre, et ne constitue en aucun cas une mesure susceptible de traiter efficacement le problème.

    Écrire qu’une meilleure organisation des personnels soignants associée à un élargissement des plages horaires des services de soins suffira à répondre aux besoins des enfants et des adolescents laisse entendre que les personnels de santé de l’éducation nationale et hors éducation nationale sont responsables de la non prise en charge de ceux-ci, ce qui est honteux !

    Décréter un coupe-file, qui n’est pas une notion médicale, sans tenir compte des réalités de terrain, entretient les usagers du système de soins et les parents d’élèves dans l’illusion.

    Proposer que tout enfant et adolescent en crise suicidaire ou en danger vital puisse accéder aux urgences ne fait que rappeler le fonctionnement normal théorique, rendu toujours plus difficile par la pénurie de médecins et la fermeture de lits. 

    Avec moins de 500 pédopsychiatres et environ le même nombre de médecins scolaires sur l’ensemble du territoire national, dont environ la moitié avoisinent les 60 ans, il est parfaitement clair que les moyens ne sont pas du tout à la hauteur des enjeux de santé publique et que l’on se trouve face un effet d’annonce !

    Le SNMSU-UNSA Education, lui, continue de lutter concrètement pour la mise en place d’une véritable politique de santé des enfants et des adolescents à l’école.

  • Baromètre UNSA 2026 : ne laissons pas l’avenir de nos métiers s’écrire sans nous

    Baromètre UNSA 2026 : ne laissons pas l’avenir de nos métiers s’écrire sans nous

    Enjeu majeur pour notre pays, l’avenir du système éducatif et du système de santé devra occuper le cœur des débats de la présidentielle 2027. Pour l’UNSA Éducation et le SNMSU, ces débats ne peuvent se faire sans celles et ceux qui font vivre le système au quotidien.

    Avec plus de 50 000 réponses l’an dernier, le Baromètre UNSA est la plus grande enquête indépendante menée auprès des personnels du service public. À un an d’une échéance décisive, la voix de chacun d’entre nous peut faire la différence.

    Exprimez-vous en participant au baromètre UNSA 2026!

    http://baro.unsa-education.com/h71

  • Interview de C. Clec’h et de G. Durand sur SqoolTV

    Interview de C. Clec’h et de G. Durand sur SqoolTV

    Suite à la parution le 07/04/2026 dans le journal le Monde de la tribune « Il est temps que la France assume un véritable plan d’action national en faveur de la santé scolaire « , C. Clec’h et G. Durand, respectivement secrétaires généraux du SNMSU-UNSA Éducation et du SNIES-UNSA Éducation, sont les invités de l’émission le Grand JT de l’Éducation du 15/04/2026.

    Le replay est disponible sur la chaîne You Tube de Sqool TV.

  • Webinaire PSC prévoyance 5 mai 2026

    Webinaire PSC prévoyance 5 mai 2026

    Le bureau national du SMSU-UNSA Éducation vous propose un webinaire d’information sur le contrat collectif de prévoyance proposé par le ministère en complément de la mutuelle santé.

    Ce webinaire aura lieu le mardi 5 mai de 12h à 13h. Il sera animé par les Drs A. Beldjoudi et F. Rancinan.

    L’accès est gratuit et ouvert à tou(te)s mais l’inscription via le lien suivant est obligatoire.

    https://framaforms.org/webinaire-snmsu-unsa-prevoyance-1760596713

    Nous vous attendons nombreuses et nombreux.

  • Lancement de la pétition « Santé scolaire et universitaire : urgence d’un pacte national »

    Lancement de la pétition « Santé scolaire et universitaire : urgence d’un pacte national »

    Dans de nombreux territoires, les médecins scolaires sont trop peu nombreux pour répondre aux besoins des enfants et des équipes éducatives.

    Dépistage, handicap, santé mentale, protection de l’enfance…
    Les missions existent mais les moyens ne suivent plus.

    La fédération UNSA Éducation est en soutien du SNMSU.

    Une pétition est lancée pour demander :

    ✔️ davantage de médecins scolaires
    ✔️ des moyens pour la santé des élèves
    ✔️ une vraie politique de prévention à l’école

    ✍️ Signer la pétition prend 30 secondes :

    Si vous travaillez dans l’Éducation nationale, merci de partager.

    #santéscolaire #santesco #urgencenationale #éducationnationale #UnsaEduc #petition

  • PSC

    PSC

    Suite au webinaire du 5 novembre 2025, nous vous communiquons le lien vers le diaporama et vers le tableau des garanties

  • 5ème rendez-vous annuel des métiers de l’UNSA Éducation sur l’IA : un incontournable !

    5ème rendez-vous annuel des métiers de l’UNSA Éducation sur l’IA : un incontournable !

    L’intelligence artificielle (IA) connaît une croissance exponentielle et occupe désormais une large part dans nos vies quotidiennes. Elle représente un potentiel d’épanouissement et de progrès certain mais soulève aussi des questions éthiques majeures. Affirmer que l’IA peut tout à la fois porter l’humanité à un niveau de développement extraordinaire ou bien la détruire n’est pas une formule.

    Les enjeux pour l’avenir sont cruciaux.  Chacun de nous doit participer à la construction d’une IA responsable qui soit un outil au service de l’humanité et non une menace.

    C’est pour cela que l’UNSA Éducation vous propose, du 17 au 21 novembre 2025, un espace de réflexions et de débats pour faire entendre votre voix et apporter votre pierre essentielle à l’édifice du monde de demain.

    Vous trouverez toutes les informations sur ce rendez-vous incontournable ici et le lien pour vous inscrire ici.

    Nous vous attendons très nombreux !

  • Alerte info concours

    Alerte info concours

    Nous vous informons qu’il reste quelques jours pour vous inscrire à la session 2026 du concours de médecin de l’Éducation nationale (jusqu’au 6 novembre 2025, 12 heures, heure de Paris).

    Vous trouverez toutes les informations utiles via les liens suivants :

    https://www.education.gouv.fr/le-concours-de-medecin-de-l-education-nationale-2801

    https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/fr/medecin-epreuves-et-programme-49338